L'Agora 2019

Nouveauté en 2019, découvrez l'Agora des Culturales les 5 et 6 juin prochains !
Venez faire le point sur les enjeux de demain à travers les conférences thématiques qui auront lieu dans cet espace les 2 jours :


 

L’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle : une opportunité pour les grandes cultures ?

Les méthodes de l’intelligence artificielle (IA) commencent à faire leurs preuves et apportent dès aujourd’hui de réels progrès dans différents domaines : par exemple en médecine pour faire des diagnostics précis et préconiser des traitements adaptés, dans les transports avec bientôt des voitures sécurisées sans chauffeur… Ces avancées mobilisent des techniques mathématiques particulières reposant le plus souvent sur l’exploitation de données massives (le BigData), d’images avec des algorithmes de calculs complexes mimant notamment le fonctionnement des cerveaux humains  (réseaux de neurones, méthodes d’apprentissage profond…) avec des puissances de calcul de plus en plus performantes.
L’IA est maintenant présente en agriculture avec de belles perspectives opérationnelles pour les producteurs : mieux sélectionner les variétés, faire un diagnostic à distance, compter des organes, rendre intelligentes des machines,  mais aussi mieux conseiller l’agriculteur dans ses choix et dans ses décisions tactiques et stratégiques et pourquoi pas détecter les futures innovations.
 
Ces points seront abordés par Antoine CORNUEJOLS, Professeur d'informatique à AgroParisTech, Paris

Relations microorganismes/sol/racines

Relations microorganismes/sol/racines : une révolution à venir pour la lutte contre les bioagresseurs ?
 
Sous nos pieds siège une richesse inexploitée. En effet on considère qu’il y a dans 1 gramme de sol autant d’êtres vivants que d’êtres humains sur la planète !
Les espèces et les variétés cultivées ont des relations très intimes avec les bactéries et les champignons du sol. Elles peuvent recruter spécifiquement certaines d’entre elles pour mieux se protéger d’agresseurs, pour mieux extraire l’eau et les éléments minéraux. Les génomes des plantes interagissent donc avec les génomes des bactéries et des champignons. Cette interaction est assurée grâce aux racines qui ont cette capacité de recruter certains micro-organismes et de coopérer avec eux.
Comment les plantes demain pourront-t-elles profiter de tels bénéfices pour notamment mieux se prémunir face aux agressions des bio-agresseurs ? Cette capacité pourra-elle constituer dans le futur un réel levier agro-écologique pour protéger les cultures ? Comment le sélectionneur, mais aussi l’agriculteur avec ses pratiques culturales peuvent-ils améliorer ces fonctions bénéfiques ?
 
Ces points seront abordés par Christophe MOUGEL, Directeur de Recherche, INRA Rennes,  Institut de Génétique Environnement et Protection des Plantes.  

Prévisions météo saisonnières

Prévisions météo saisonnières : quelle fiabilité ? Quelles perspectives ? Quels services rendus en agriculture ? 

Aujourd’hui, lorsque l’on fait des prévisions pour le futur, à l’échelle des mois qui viennent, on utilise les données du passé : c’est ce que les spécialistes appellent faire une projection fréquentielle qui prend en compte la variabilité climatique des 25 ou 30 dernières années. Cette approche atteint aujourd’hui des limites car le climat évolue, se dérègle avec des conditions de plus en plus atypiques, et donc de moins en moins prévisibles avec cette démarche.
Grâce aux outils de mesures, d’observations de la terre, et à la puissance de calcul des ordinateurs, les climatologues et les météorologues  ont mis au point des modèles  (mise en équation de l’atmosphère) pour prédire le type de climat qui devrait avoir lieu dans les 3 prochains mois.  Ce type d’informations seraient donc très intéressantes pour les producteurs, avec des usages multiples : quand implanter, quels types de précocité, de fractionnement de l’azote, comment mieux anticiper le risque des maladies, le recours à l’irrigation, prévoir le rendement…
Qu’attendre de ces modèles saisonniers : seront-ils bientôt disponibles pour les producteurs et suffisamment fiables ?
 
Ces points seront abordés par Michel SOUBEYROU, Directeur scientifique adjoint, Météo-France, Direction de la Climatologie et des Services Climatiques (DCSC), Toulouse