Le fil d'actu technique…



PILOTAGE DE LA FERTILISATION AZOTÉE (06/05/2009)

JUBIL®, en accès libre sur Internet telecharger pdfTéléchargez le fichier
Méthode élaborée à partir de résultats scientifiques obtenus au départ sur blé tendre, JUBIL® permet d’ajuster l’apport d’engrais azoté nécessaire à la culture. Mise au point de 1989 à 1994 par l’Inra et ARVALIS - Institut du végétal et mise en vente dès 1994, la mallette JUBIL® a montré sa fiabilité en quinze ans d’existence. Etendu à d’autres cultures, l’outil d’aide à la décision JUBIL® est désormais en ligne, téléchargeable gratuitement ICI.
Sur blé, l’outil de pilotage Jubil® permet de décider de l’opportunité ou non d’un troisième apport en fonction des besoins réels de la culture. Il pilote la date de déclenchement de l’apport, ainsi que la dose de cet apport. JUBIL® repose sur la mesure de la teneur en nitrate du jus de la base de la tige de blé, pendant la montaison. Cet indicateur est particulièrement précoce et spécifique de l’azote. Depuis la mise au point de l’outil, des améliorations ont été apportées par ARVALIS - Institut du Végétal, comme l’extension à d’autres cultures, ainsi que des simplifications d’utilisation. La méthode JUBIL® s’est donc élargie au maïs grain et au maïs fourrage (utilisée essentiellement pour réaliser un diagnostic), au blé dur en région Centre (Lloyd), à l’orge brassicole de printemps, à la pomme de terre de conservation irriguée. Par ailleurs, sur blé tendre, la liste des variétés, réparties en quatre groupes, est réactualisée chaque année par ARVALIS - Institut du Végétal. La version JUBIL®Protéines permet, quant à elle, de sécuriser la teneur en protéines de ces blés panifiables. Rendez-vous sur le site JUBIL® ! Vous y trouverez gratuitement toute la documentation nécessaire à la méthode JUBIL®, ainsi que des précisions sur le fondement de la méthode, le tout en documents téléchargeables : - toutes les règles de décision en fonction des valeurs des teneurs en nitrate des jus de base de tige, en terre de craie ou hors terre de craie pour le blé, en version JUBIL®Protéines ou non, avec les groupes variétaux, ainsi que les règles de décision pour toutes les autres cultures concernées ; - tous les modes d’emploi détaillés pour toutes les cultures concernées - accès à divers documents et articles techniques et scientifiques. Les deux sociétés distributrices de la méthode JUBIL® jusqu’à présent, Challenge Agriculture et AGRO-Systèmes, continuent d’assurer la fourniture de l’équipement nécessaire.
Christine Le SOUDER (ARVALIS - Institut du végétal)


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RÉGULATEURS DES CÉRÉALES (05/05/2009) pucehaut Retour haut de page

Extension d’utilisation de Moddus telecharger pdfTéléchargez le fichier
Le Ministère de l’Agriculture et de la pêche vient d’autoriser l’usage de Moddus sur seigle et triticale.
Homologué jusqu’à aujourd’hui sur blé tendre d’hiver et orges, Moddus (Syngenta Agro – trinexapac-éthyl 250g/l) peut désormais être utilisé sur seigle et triticale à la dose de 0,5 L/ha. La décision du Ministère précise que ce régulateur de croissance doit être appliqué une fois maximum par campagne, jusqu’au stade BBCH 33 (3ème noeud). Il n’y a pas de DAR fixé, le stade faisant office de date limite d’application. La ZNT est fixée à 5m. Concernant le classement toxicologique, il reste identique à celui des autres céréales : Xn ; R10 - R 20 – R37 - R52/53.
Gérard CITRON et Ludovic BONIN (ARVALIS - Institut du végétal)


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AZOTE SUR BLÉ (22/04/2009) pucehaut Retour haut de page

Apport tardif : à piloter dès le stade 2 noeuds telecharger pdfTéléchargez le fichier
Pour des raisons de coût de l’engrais, d’environnement et de qualité de la récolte, l’ajustement de la dose au
troisième apport se révèle nécessaire. Deux outils d’aide à la décisions, Jubil® et la méthode N-Tester®,
permettent de le prévoir dès le stade 2 noeuds du blé.

Ces outils de pilotage basés sur l’interrogation du végétal sont à utiliser en 2 étapes. Tout d’abord, il est nécessaire de calculer une dose prévisionnelle, sur la base du bilan azoté, en prévoyant les fournitures du sol et les besoins. Cette étape est nécessaire car les outils ne permettent d’ajuster la fertilisation dans une gamme modérée de dose. Lors de l’apport au stade « épi 1 cm », une quantité d’azote de l’ordre de 40 unités est mise en réserve. Ensuite, le suivi de l’indicateur plante permet de déclencher éventuellement la quantité mise en réserve, voire de conseiller une dose un peu supérieure.

Simples et pratiques d’utilisation

Les deux méthodes, Jubil® et N-tester®, sont utilisables entre les stades « 2 Noeuds » et « gonflement » directement au champ. Elles sont basées sur des indicateurs-plante différents. Pour Jubil®, méthode construite par l’INRA et ARVALIS, l’indicateur est la teneur en nitrate du jus de base de tige sur blé ou bien du jus de sève sur d’autres cultures (pommes de terre). Pour le N-Tester, distribué par YARA avec la collaboration d’ARVALIS-Institut du Végétal en particulier sur le calage variétal annuel, l’indicateur est la transmittance de la feuille, une propriété optique, en relation étroite avec la teneur en chlorophylle et le statut azoté de la plante.
.Ces outils sont pratiqués depuis longtemps, ils ont prouvés leur pertinence. Ils ont des modes opératoires différents au champ, correspondant à des exigences ou contraintes différentes d’utilisateurs.

Utilisation selon les conditions climatiques
Ces méthodes fonctionnent dans des conditions d’utilisation bien déterminées. En particulier, les règles de décision ne sont pertinentes que si le dernier apport d’engrais a pu être absorbé par la culture. Il est ainsi conseillé d’attendre qu’il y ait un cumul de pluies d’au moins 15 mm entre le dernier apport (proche du stade « épi 1 cm ») et la mesure. Pour Jubil®, dans certaines situations de manque d’eau prolongé autour du stade « épi 1 cm » et en début de montaison, on ne peut interpréter correctement les mesures . En effet, la plante n’a pu constituer le stock de nitrate comme c’est le cas en situation normale, on ne mesure plus alors une décroissance d’un stock mais un flux. Les valeurs sont alors plus faibles mais surtout elles ne sont plus interprétables.

Du nouveau pour le N-Tester dans la distribution
Les agriculteurs individuels pouvaient déjà jusqu’à présent se procurer l’appareil N-Tester auprès de leur distributeur ou d’AGRO-Systèmes. Dorénavant, il leur est également possible de s'adresser à Yara France pour disposer de l'appareil et de leur accès personnel illimité au site internet permettant l’interprétation des mesures réalisés avec le N-Tester.
(http://nester.yara.fr).
Christine Le SOUDER (ARVALIS - Institut du végétal)



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CÉRÉALES À PAILLE (16/04/2009) pucehaut Retour haut de page

Homologation de 6 substances herbicides telecharger pdfTéléchargez le fichier
Dans l’arrêté du 10 mars, le Ministère de l’agriculture et de la pêche diffuse une liste de substances actives dont l’incorporation est autorisée dans les produits phytopharmaceutiques. 6 d’entre elles concernent le désherbage des céréales à paille.
Les substances actives autorisées sont le prosulfocarbe, l’amidosulfuron, le bifénox le diflufénican (DFF), le fenoxaprop-p et le tritosulfuron. Cette décision touche plusieurs spécialités utilisées sur céréales à paille. Concernant le tritosulfuron, aucun produit n’a encore obtenu d’homologation en France. Liste indicative de spécialités commerciales concernées, autorisées au 15 avril 2009.

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Ludovic BONIN (ARVALIS - Institut du végétal)

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Les innovations











VARIÉTÉS DE CÉRÉALES À PAILLE (09/04/2009)pucehaut Retour haut de page
Les dernières inscriptions de printemps telecharger pdfTéléchargez le fichier
Suite aux expérimentations 2007 et 2008 du CTPS, 8 variétés d’orge de printemps et 2 variétés de blé de printemps ont été inscrites au journal officiel en mars 2009. Aucune variété d’avoine de printemps n’a été inscrite cette année.
Orge de printemps : 8 variétés inscrites, dont 3 retenues par le CBMO
Evaluées sur la base de 13 essais 2007 et 16 essais 2008 comportant chacun une modalité traitée fongicide et une modalité non traitée, 8 variétés d’orge de printemps réunissent les critères agronomiques et technologiques nécessaires à leur inscription. Parmi ces variétés, 3 ont été retenues par le CBMO (Comité Bière Malt Orge) pour des tests en brasserie et malterie. L’orge de printemps étant quasi exclusivement cultivée à des fins brassicoles, les autres variétés inscrites cette année ont peu de chance de connaître un développement significatif.
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Blé tendre de printemps : 2 variétés inscrites
Evaluées sur 2 ans, uniquement en condition non traitée fongicide, 2 variétés de blé de printemps ont été inscrites cette année.
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Philippe DU CHEYRON (ARVALIS - Institut du végétal)

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COUVERTS ET BANDES ENHERBÉES (30/04/2009) pucehaut Retour haut de page

Les semis de printemps ne doivent plus tarder ! telecharger pdfTéléchargez le fichier
Les semis des bandes enherbées sont encore possibles, mais il ne faut plus tarder surtout en cas d’implantation d’espèces lentes comme la fétuque élevée et le dactyle.
Les semis de printemps ont généralement lieu entre le 15 mars et le 30 avril selon l’espèce choisie et la région. L’objectif est d’avoir un couvert suffisamment installé avant la rigueur de l’été. Pour le moment, la conditionnalité autorise le semis de 23 espèces – graminées et légumineuses. Les légumineuses s’adaptent particulièrement bien à une implantation printanière, les températures plus douces et l’allongement des jours leur permettant un développement rapide. Elles sont interdites en bords de cours d’eau dans les zones vulnérables.
Les couverts autorisés devraient prochainement intégrer quelques dicotylédones (afin de favoriser les pollinisateurs par exemple) . Cette évolution doit se faire en concertation au niveau de chaque département.

Où implanter ?
Les couverts environnementaux doivent être implantés en priorité en bordure des cours d’eau de l’exploitation. Les cours d’eau concernées sont les ceux représentés en traits pleins et pointillés portant un nom sur les cartes 1/25000ième. Certains départements peuvent également se référer à des listes spécifiques (renseignements auprès de la DDAF/DDEA).
Les lignes de semis commencent à la limite normale hors période de crue (limite mineure). En présence d’obstacles (berges hautes, ruptures de pente, limite de nappes), il s’agit de démarrer là où le semoir peut accéder.

Quelles périodes optimales pour les semis de printemps ?
On veillera à semer tôt, dès le début du printemps, au réveil de la végétation et sur sol portant !
Quelles conditions pour réussir son implantation ?
Soigner le lit de semence conditionne la réussite de la bande enherbée
objectif : Une levée homogène et dense pour favoriser le tallage et limiter le développement des mauvaises herbes
- Un lit de semences suffisamment fin (mottes <0.5 cm) sur un sol bien tassé
- Un positionnement régulier des graines.
TASSEMENT : « être capable de rouler à vélo » après semis !
- avant semis : rouler si labour sinon bien rappuyer suffit !
- après semis : rouler impérativement.
Eviter les rouleaux lisses dans les situations de parcelles dont la surface est irrégulière.

Julie MAILLET - MEZERAY et Pierre-Vincent PROTIN (ARVALIS - Institut du végétal)

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80 euros/ha, c'est le coût optimum en intrant fongicide pour du blé à 12 euros/q
et une nuisibilité attendu de 30 q/ha.
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Découvrez la grille de décision en fonction du prix de vente du blé et du niveau de pression maladie dans l'espace « Protection, efficacité et environnement ».









DÉSHERBAGE DES CÉRÉALES (24/03/2009) pucehaut Retour haut de page

Inscription européenne du triallate telecharger pdfTéléchargez le fichier

Les experts du Comité permanent pour la chaîne alimentaire et la santé animale ont autorisé l’inscription du triallate à l’annexe I de la directive européenne 91/414/CEE.

Cette substance active de la famille des carbamates agit contre les graminées annuelles telles que vulpin, ray grass, folle avoine, brome stérile, pâturin annuel…
Utilisé en pré-semis, l’intégration de triallate dans un programme de désherbage permet de diversifier les modes d’action au niveau de la rotation. Aujourd’hui, le triallate, au travers des spécialités AVADEX 480 et PARNASS C, est utilisable sur de nombreuses cultures. Sur céréales à paille, il n’est utilisable, pour le moment, que sur orge d’hiver et de printemps.
Les 2 spécialités commerciales utilisées en grandes cultures :

  Formulation Composition en triallate Phrases de risque/ toxicologie Utilisation Dose homologuée
AVADEX 480 liquide 480 g/l R38 - R22 - R48/22 - Xn Betteraves (industrielles et fourragères), colza, épinard, Lin (oléagineux et textile), luzerne orge (hiver et printemps), pois (conserve, protéagineux d’hiver et de printemps), tournesol, trèfle blanc et incarnat 3 l/ha
PARNASS C liquide 480 g/l R38 - R22 – R40- Xn 3 l/ha

Ludovic BONIN (ARVALIS - Institut du végétal)

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Les innovations










CÉRÉALES(28/02/2009) >>Retour haut de page

Les insectes du stockage ne viennent pas du champ telecharger pdfTéléchargez le fichier


Au moment où les stockages fermiers commencent à transiter vers les organismes collecteurs, il est important de se souvenir que les insectes du stockage ne viennent pas du champ.

siloSi certains silos sont actuellement attaqués, c’est probablement parce que le nettoyage des installations pendant l’inter campagne n’a pas été assez vigoureux. Les insectes ont profité de la présence de poussières de déchets de grains ou même de grains pour survivre alors que le silo était vide. Les démarches à suivre dépendent alors du débouché envisagé pour le lot et de sa date de mise sur le marché.
Un lot qui sera commercialisé très rapidement pourra subir un traitement curatif conforme aux prescriptions réglementaires si l’acheteur tolère les résidus. Si ce n’est pas le cas un passage au nettoyeur permettra de retirer la majorité des formes adulte mais il faudra quand même que l’acheteur accepte le lot entaché de quelques insectes. Pour un lot mis sur le marché plus tardivement, le traitement curatif sera certainement la solution, il faut garder à l’esprit que l’insecticide restera détectable même après les 6 à 8 mois de sa durée d’action.
Pour les silos qui sont exempts actuellement de prédateurs, il s’agit d’être très vigilant au moment des transferts de ferme puisque ce transfert constitue la deuxième source de pollution possible. Il va donc falloir être très attentif lors de ces livraisons, pratiquer un échantillonnage des livraisons et un examen sérieux des échantillons. Cela constitue une charge de travail forte pour le chef de silo, mais c’est à ce prix que les stocks resteront indemnes d’invasion. La bonne connaissance des livreurs permettra de concentrer les efforts de surveillance sur les livraisons provenant d’installations douteuses tant sur le plan matériel que sur celui de la conduite de la ventilation de refroidissement.
Cela permet de voir tout l’intérêt qu’a l’organisme collecteur à auditer les installations de stockage susceptibles d’alimenter leur silo. Profitons-en pour rappeler qu’ARVALIS-Institut du végétal a mis au point une méthode simple, accessible au personnel de silo, pour juger de l’efficacité des ventilations en place en ferme et pour conseiller l’agriculteur sur le déploiement de la ventilation de refroidissement. Des techniciens formés à la technique ODISILO qui seront par la suite actifs dans ce domaine sur leur zone d’approvisionnement constitue un complément de garantie contre l’arrivée intempestive d’insectes dans les silos lors des livraisons de printemps !

André LE BRAS, Maud MATHIE et Catherine RENAUD (ARVALIS - Institut du végétal)








PK SUR BLE TENDRE (25/02/2009) >>Retour haut de page

Réduction des apports : une tendance généraliséetelecharger pdfTéléchargez le fichier


L’enquête nationale du SCEES vient corroborer les analyses menées par l’ONIGC dans 5 départements : entre 2001 et 2006, la part de surfaces non fertilisées en PK sur blé tendre a augmenté quelque soit le bassin de production. Détails.

bléConcernant les apports en P2O5, le taux moyen français des surfaces de blé non fertilisées est passé de 41% en 2001 à 53% en 2006. Des disparités se distinguent entre régions. En 2001, ce taux variait de 17% en Rhône Alpes à 74% en Bretagne. En 2006, sur tout le territoire, la part des surfaces non fertilisée augmente. La Bretagne reste la région où il y a davantage de surfaces non fertilisées en engrais phosphatés (85%). Ce constat relève la capacité des agriculteurs à tenir compte de la valeur fertilisante des effluents organiques dans le calcul des besoins de la plante. En Poitou-Charentes, le taux d’absence de fertilisation P est le plus faible (34% en 2006 contre 26% en 2001). Quant à la région Rhône Alpes, elle se distingue par une progression importante de ce taux, puisqu’il atteint 38% en 2006, soit + 21 points par rapport à 2001. Mais c’est le Nord Pas de Calais qui affiche la plus forte hausse : le taux de surfaces non fertilisées en P évolue de 39% en 2001 à 68% en 2006, soit + 27 points en 5 ans.

Le K20

Côté fertilisation potassique, la part moyenne des surfaces de blé tendre sans apport est passé de 49% en 2001 à 63% en 2006. En comparant les régions, le taux de surfaces non fertilisées en 2001 oscille entre 17% en Rhône Alpes à 68% en Aquitaine, suivie de près par la Bretagne (65%). En 2006, le constat est le même que pour les apports en phosphore : l’absence d’apport de K2O est plus fréquente qu’en 2001. Alors que l’on ne note aucune évolution en Aquitaine, l’absence de fertilisation touche 78% des surfaces bretonnes de blé, soit le taux le plus élevé en 2006. Rhône Alpes reste la région avec la part de surfaces non fertilisées la plus faible -42%- mais ayant beaucoup progressé (+25 points par rapport à 2001). C’est dans le Nord Pas de Calais que le taux d’absence d’apport progresse le plus : il atteint 66% en 2006 (contre 39% en 2001), soit une hausse de 27 points.

Les raisons ?

Les raisons de ces différences sont forcément multiples et les explications ne sont pas aisément toutes définissables. Le poids de l’histoire, les conseils réalisés par les prescripteurs de tous horizons, les rotations, la présence d’apports organiques, l’historique de fertilisation, les teneurs des sols font partie des raisons possibles. Par contre, tous les départements expriment la même baisse généralisée, du fait probable à la fois de pratiques plus raisonnées et à la fois de contraintes économiques plus fortes poussant vers une réduction plus ou moins raisonnée des intrants. Attention à l’interprétation des ces taux d’absence d’apports d’engrais P et K. En effet, l’origine peut être une réelle décision d’impasse mais aussi un blocage de fumure sur la culture précédente, ou encore la prise en compte de la valeur fertilisante d’apport organique réalisé sur la parcelle. Toutefois, l’évolution générale de la fertilisation à la baisse sur toute la sole fertilisable, comme le mesure l’UNIFA dans son enquête officielle annuelle, permet d’écarter l’hypothèse du report de la fumure sur une autre culture.

Christine Le SOUDER (ARVALIS - Institut du végétal)

Pour plus d'infos, RDV sur l'espace "SOL" : Engrais chers Optimiser, économiser, rechercher des alternatives

 

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