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En partenariat avec les filières (Intercéréales, GNIS, FNPSMS, UNIP, CNIPT, GIPT, FNAMS) et avec la participation financière du compte d’Affectation Spécial pour le Développement Agricole et Rural géré par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire.

Des approches par thématique

genetique fertilisation desherbage protection gestion produire en 2025 galaxie couvert

Des innovations pour toutes les cultures

blé colza blé mais proteagineux blé orge pomme de terre

Protection des plantes oeil A VOIR aux "Culturales 2011"

Combiner les leviers conventionnels, agronomiques, génétiques et OAD

Un bon diagnostic est un préalable nécessaire à l’élaboration de toute stratégie de lutte. Le bulletin du végétal y participe. La résistance variétale constitue un levier majeur et apporte une sécurité pourtant souvent mal valorisée. La même logique s’applique quelle que soit l’espèce végétale : identification des risques, application de règles de décision, amélioration de la résistance par la sélection variétale, choix de nouvelles solutions, adaptation de la conduite de la culture.

Identification de maladies en direct

Depuis plus d’une décade, la recherche et le développement agricole orientent leurs efforts vers des moyens de lutte indirects, alternatifs ou complémentaires en revenant sur la compréhension des mécanismes naturels pour prévenir et gérer durablement les risques de maladies.
Une maladie résulte de l’interaction entre une plante, un agent pathogène, le plus souvent un champignon, et le climat qui conditionne l’évolution du processus de contamination. Le risque pour une culture va donc dépendre de la nature du pathogène, de sa présence plus ou moins abondante, de la sensibilité de la plante, des composantes du climat local, mais aussi du micro climat à l’intérieur de la parcelle.


Pour bien gérer le risque, il est indispensable de connaître et de reconnaître les maladies. L’expérience montre que la reconnaissance visuelle des maladies n’est pas toujours très facile même pour un praticien. Un atelier spécifique sera dédié à la reconnaissance des symptômes de maladies où les visiteurs pourront se familiariser avec la reconnaissance des symptômes et les techniques de diagnostic des plus classiques jusqu’aux plus sophistiquées.
Ils pourront rencontrer des spécialistes de la protection des cultures et faire identifier leur propre échantillon.


Gérer les risques maladie, c’est aussi limiter l’exposition de la culture aux contaminations. Et bien souvent le danger vient des résidus de récolte qui constituent une des principales sources d’inoculum. Des démonstrations sur le terrain permettront d’illustrer le rôle des résidus et, donc, du précédent et du travail du sol sur le développement épidémique des maladies. Labourer, aussi surprenant que cela puisse paraître, est parfois plus efficace qu’un traitement fongicide.


Enfin, le choix variétal reste le levier le plus important et l’un des plus facilement accessible pour limiter le risque de maladie. Entre une variété très sensible et une variété peu sensible, la réponse à l’utilisation des fongicides peut varier du simple au double. Une démonstration visuelle en petites parcelles permettra à tous les visiteurs de constater la différence de sensibilité à la septoriose de Barok et Bermude, deux variétés de blé de productivité équivalente mais présentant des besoins de protection très différents. L’innovation sera aussi au rendez-vous du côté des produits de protection des plantes. Les innovations attendues pour 2012 et 2013, en particulier les représentants de la famille des SDHI (succinate dehydrogenase inhibitor) seront présentés. Une place particulière sera réservée aux stimulateurs de défense des plantes et aux perspectives qu’ils peuvent offrir à court et moyen terme.
Enfin, la panoplie actuelle d’OAD permet, en cours de culture, d’adapter la protection à la pression de l’année : Septo-LIS®, Miléos®, …

Stratégie pour la betterave

La stratégie de protection de la culture de betteraves contre les maladies foliaires repose de la même façon sur une évaluation du risque agro-climatique, l’adaptation du choix variétal à ce risque, et l’observation de l’évolution des maladies. L’estimation du niveau de risque agroclimatique de la parcelle s’appuie sur la caractérisation (i) du risque régional, qui rend compte du risque associé au climat régional et du risque champignon (présence et quantité d’inoculum), (ii) du risque agronomique, qui découle du système de culture mis en oeuvre sur la parcelle, (iii) du risque lié à une récolte tardive et (iv) du risque lié au choix variétal.
Conférence de presse du 08.04.11 « Les Culturales 2011 » 19 Le progrès génétique en matière de résistance aux maladies foliaires et les pressions, tant réglementaires que sociétales, incitent aujourd’hui à renforcer l’importance donnée au choix variétal. Ainsi, celui-ci doit être réalisé selon l’importance des risques encourus précédemment déterminés et selon les contraintes de l’exploitation (temps disponible pour les observations, nécessité ou volonté de réduire les traitements).
Différents moyens d’alerte existent (BSV, Resobet-Fongi, conseils de techniciens, …) qui permettent de déterminer le moment opportun pour, selon le niveau de risque de la parcelle, commencer la surveillance individuelle des parcelles ou réaliser une protection fongicide.
Les seuils de traitement préconisés sont établis pour minimiser le risque de perte de rendement en cas de développement des maladies. Ils sont les seuls indicateurs objectifs de présence des maladies et informent sur leurs vitesses de développement. A noter que la réduction des doses de produits phytosanitaires, notamment répétée, risque de conduire lentement mais surement vers la résistance des champignons.

Les leviers disponibles en protection du colza

Passer de l’itinéraire technique sécurisé d’hier, raisonné aujourd’hui, à un itinéraire performant, plus respectueux de l’environnement demain nécessite d’intégrer tous les moyens disponibles pour :
- Anticiper et identifier les risques grâce aux BSV,
- Affiner les règles de décisions en tenant compte, autant que possible, des capacités de compensation de la culture en fonction de son état de développement et des conditions pédoclimatiques propres à la parcelle
- Mettre au point des outils d’aide à la décision comme proPlant pour les ravageurs, le kit pétales ou les modèles pour le sclérotinia,
- Améliorer la résistance aux bio-agresseurs par la sélection variétale ou par l’évitement (plantes pièges à méligèthes),
- Encourager de nouvelles solutions chimiques plus respectueuses de l’environnement, par exemple le traitement de semences au lieu de l’application généralisée au champ, l’usage de sulfonylurées en postlevée (faible grammage et application en fonction de la flore présente),
- Encourager les solutions biologiques comme Contans® WG contre le sclérotinia ou Sluxx contre les limaces.
- Adapter la conduite de colza en semant à 45 cm pour biner et en pratiquant le désherbage mécanique ou le désherbinage, en semant un colza associé à des légumineuses, Adapter le système de culture en jouant sur la rotation (par exemple pois en précédent colza), le travail du sol et l’environnement des parcelles.