En partenariat avec les filières (Intercéréales, GNIS, FNPSMS, UNIP, CNIPT, GIPT, FNAMS) et avec la participation financière du compte d’Affectation Spécial pour le Développement Agricole et Rural géré par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire.
Des approches par thématique |
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Des innovations pour toutes les cultures |
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Technologie, agronomie, services : les progrès s’appliquent dans tous les domaines. De la valorisation du génie génétique, à la science du sol, des systèmes de géo-localisation à la communication ou au machinisme, les visiteurs des Culturales® 2011 découvriront des innovations qui sont et seront rapidement utilisables dans leurs champs …
Petit extrait de la campagne d’un agriculteur en 2025 (« fiction réaliste »)
« Hiver
La semaine prochaine je vais préparer les informations qui serviront à l’établissement de mes cartes satellites Farmstar pour mes parcelles de céréales et de colza. En février, elles me donneront les premiers conseils de fertilisation azotée.
Je vais aussi créer mes cas types qui renseigneront les bases de données des OAD (Outil d’aide à la décision) dont je me servirai pour prendre mes décisions en cours de culture.
La période des premiers épandages d’azote arrive. Je vais valoriser mon nouveau système de modulation intraparcellaire qui applique directement les quantités d’azote indiquées sur ma carte de conseil Farmstar : quelle précision, quelle économie et quel gain de temps !
L’hiver est aussi le temps de la synthèse et de la préparation de la nouvelle campagne. Des informations sont depuis longtemps accessibles sur le net mais aujourd’hui j’ai mis à jour ma stratégie de protection des cultures grâce aux vidéos téléchargeables sur ARVALIS TV. Je participe quand je peux aux Tchat organisés par les instituts qui me permettent d’interroger directement leurs experts.
Printemps
Le nouvel équipement d’autoguidage de mon tracteur (RTK: Real Time Kinematic, ou Cinématique temps réel, une technologie associée au GPS) apporte une très grande précision pour mes semis. C’est d’autant plus utile que je viens d’acheter un nouveau semoir rapide pour mes maïs qui positionne ainsi les rangs au centimètre près. Bien sûr j’amortis cet équipement tout au long de la campagne. Je n’ai pas fait le même choix que mon voisin qui sème avec un strip till dont il est également très satisfait.
Cette année, je poursuis les essais avec ARVALIS sur l’utilisation de SDP (Système de Défense des Plantes, molécules se substituant en partie aux produits phytosanitaires) sur mes pommes de terre. Ils me promettent de vraies baisses d’utilisation de produits phyto.
Après plusieurs années de pleine satisfaction, je fais toujours confiance aux alertes mildiou que Miléos® m’envoie sur mon Smartphone et mon Ipad. Ce système expert permet de réduire le nombre d’interventions. De plus, depuis que j’ai équipé mon pulvérisateur de coupures de tronçons assistées par GPS, je ne fais plus de recouvrement mais des économies de produit. Ça va dans le bon sens pour mes coûts de productions…
Un peu moins spectaculaire, j’ai semé des plantes pièges (colza très précoce) autour de mes parcelles de colza, afin d’attirer prioritairement les méligèthes vers ces plantes, et ainsi préserver ma culture.
Pour le binage de mes betteraves et de mon colza, dans un souci d’efficacité de mes chantiers, j’ai opté pour une bineuse équipée d’une caméra.
Pour optimiser la protection de mes cultures, j’envisage d’acquérir l’an prochain un pulvérisateur à injection directe. Il me permettra d’adapter facilement les doses de produits phytosanitaires par parcelle en fonction de la tolérance aux maladies des variétés que j’aurais choisies et des diagnostics qPCR (dosage de l’ADN des champignons) fait avec le technicien de ma coopérative.
Eté
Avant la moisson, je vais commander mes semences. Depuis que les biotechnologies avec les marqueurs sur les gènes se sont développées, la gamme des variétés tolérantes aux maladies est plus large et les connaissances concernant les résistances sont plus précises.
Maintenant que les Chambres d’agriculture ont installé un radar météo sur la commune, les prévisions climatiques sont bien meilleures. J’organise plus facilement mes chantiers de récolte et je gère encore mieux l’irrigation de mon maïs et de mes pommes de terre avec l’OAD Irré-LIS®.
Cette année, j’ai choisi de semer mon colza en association avec une légumineuse gélive ce qui me permettra, à la sortie de l’hiver, de valoriser l’azote synthétisé par les nodosités de cette plante. J’utiliserai encore un peu moins d’engrais et améliorerai mon bilan énergétique et mon bilan gaz à effet de serre.
Automne
Les récentes évolutions du climat m’incitent aujourd’hui à semer mes blés plus tôt qu’il y a 10 ans. Cette technique avait bien fonctionné pour le maïs au début des années 2000. Les techniciens appellent ça l’évitement. Il a tout de même fallu recaler quelques éléments de l’itinéraire de culture, mais au bout du compte ça m’a permis de déplafonner les rendements en valorisant au maximum le rayonnement solaire au profit de mes cultures, tout en évitant le coup de chaud de fin de cycle.
Vivement qu’on me livre mon tracteur à hydrogène. Ça c’est une sacrée rupture technologique ! J’ai décidé de faire le pas et de réduire encore mon empreinte carbone même si j’utilise depuis longtemps des biocarburants dans mes véhicules.»